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Il faut de toute urgence porter attention à la protection de la faune et à la lutte contre les espèces envahissantes, selon la commissaire à l’environnement de l’Ontario.

Wednesday, October 26th 2016 10:42:58am

Les déclins des populations d’orignaux, de chauves-souris et d’amphibiens mettent en évidence des problèmes environnementaux considérables partout dans la province; de difficiles décisions s’imposent.

Toronto, le 26 octobre 2016 - La commissaire à l’environnement de l’Ontario, Dianne Saxe, a lancé un avertissement aujourd’hui à Queen’s Park sommant le gouvernement provincial de combler plusieurs lacunes importantes afin de préserver la biodiversité de l’Ontario.

Dans son premier rapport annuel sur la protection de l’environnement, Progrès modestes, publié aujourd’hui, la commissaire Saxe appelle le gouvernement à joindre l’acte à la parole afin de surveiller la biodiversité, de lutter contre le déclin de la faune, de lutter contre les espèces envahissantes et de donner suite à une meilleure gestion des incendies forestiers. « Quand vient le temps de préserver la biodiversité de l’Ontario, le gouvernement a souvent de bonnes paroles, mais elles ne suffisent pas; il doit passer à l’acte », a déclaré madame Saxe. Le volume 1 du rapport fait état des impressionnants progrès du gouvernement à l’égard de son respect de la Charte des droits environnementaux (CDE). Quant au volume 2, il fait rapport sur les lacunes du ministère des Richesses naturelles et des Forêts dans la préservation de la biodiversité de l’Ontario.

La perte de biodiversité à grande échelle est une crise dans notre province et partout sur la planète. Ce rapport attire l’attention sur trois exemples de déclins qui ont actuellement cours dans la faune ontarienne:

• les populations de 8 de nos 27 espèces d’amphibiens risquent de disparaître de la province;
• les populations d’orignaux ont chuté de 20 % au cours des 10 dernières années;
• les populations de 4 de nos 8 espèces de chauves-souris sont en déclin rapide, ce qui les classe désormais comme des espèces en danger en raison du « syndrome du museau blanc », une maladie fongique virulente.

Les espèces envahissantes représentent une des plus grandes menaces à la biodiversité mondiale. Les espèces comme la carpe asiatique, l’agrile du frêne, la moule zébrée et même les cochons sauvages peuvent perturber, voire détruire, des écosystèmes entiers. Les répercussions des espèces envahissantes coûtent chaque année des millions de dollars à la province. Par exemple, on estime qu’il en coûte plus de 75 millions annuellement pour contrer les répercussions qu’entraînent à elles seules les moules zébrées; elles sont un grave problème pour certaines stations de traitement des eaux et centrales électriques situées aux abords des Grands Lacs, puisque ces moules viennent obstruer les tuyaux de prise d’eau.

L’année dernière, l’Ontario a adopté la nouvelle Loi de 2015 sur les espèces envahissantes. « Le gouvernement mérite une excellente note pour avoir passé une nouvelle loi afin de lutter contre les espèces envahissantes », a déclaré la commissaire Saxe. « Mais saura-t-on faire fonctionner le tout? La majeure partie du travail de terrain est encore laissée aux mains des municipalités, des offices de protection de la nature et des propriétaires fonciers. Ils ne peuvent tout faire sans aide, ni encadrement, ni coordination, ni financement de la province. »

Le manque de surveillance est une autre lacune cruciale. « Nous savons que les espèces de notre faune indigène sont en danger, mais, sans un programme de surveillance de vaste envergure, nous travaillons à tâtons, a-t-elle ajouté. On ne peut pas gérer ce dont on ne mesure pas l’ampleur, et, dans le cas de bien des espèces, le gouvernement n’exerce aucune surveillance. »

Les feux dans la forêt boréale ontarienne sont essentiels au maintien de l’écologie de cet écosystème d’importance mondiale qui tapisse la moitié de la province. Les incendies forestiers forment une mosaïque d’arbres de tous âges et de toutes espèces, ce qui est essentiel à la faune et la régénération des forêts. « Pendant le 20e siècle, on a presque toujours eu recours à la suppression des incendies forestiers. Cette pratique nuit à l’écosystème forestier, et, paradoxalement, elle crée les conditions parfaites pour qu’un feu prenne des proportions catastrophiques sous l’effet de la surcharge de combustible », a expliqué la commissaire Saxe. « Je souhaite féliciter le ministère des Richesses naturelles et des Forêts pour sa nouvelle politique qui devrait laisser libre cours à un plus grand nombre de feux qu’auparavant dans nos forêts nordiques. Le Ministère devra maintenant laisser ces feux brûler au temps et au moment appropriés, ce qui demandera à l’occasion de sacrifier du bois marchand dont on planifiait la récolte dans des dizaines d’années. La santé à long terme de la forêt et de sa faune doit être prioritaire, surtout maintenant que la forêt boréale est menacée par le changement climatique. »

Le rapport Progrès modestes comprend également un examen du respect de la Charte des droits environnementaux de 1993 (CDE) par le gouvernement. Cette partie du rapport souligne plusieurs des réussites de la commissaire Saxe au cours de la dernière année par rapport au respect de la CDE, comme l’amélioration de la qualité des renseignements sur le Registre environnemental. « Il était important pour moi, en tant que commissaire, de décrire les efforts des gens des quatre coins de l’Ontario afin de tenir le gouvernement responsable et de mieux protéger notre environnement commun », a expliqué la commissaire Saxe.

Le rapport annuel sur la protection de l’environnement du commissaire à l’environnement de l’Ontario, Progrès modestes, peut être téléchargé au eco.on.ca/can-fr.

Pour toute demande d’entrevue, communiquez avec :
Don Huff, (B) 416 325-3371, (C) 416 805-7720 ou par courriel à l’adresse media@eco.on.ca.

Also available in English

Le commissaire à l’environnement de l’Ontario (CEO) est un agent indépendant de l’Assemblée législative de l’Ontario qui doit faire rapport sur les progrès gouvernementaux en matière de changement climatique, d’énergie et d’autres enjeux environnementaux. Le CEO est le défenseur environnemental de la province et il agit à titre d’agent de garde des droits environnementaux.